Akira Toriyama

Publié le par florian

Akira Toriyama est né en 1955 au Japon. Il regardait souvent des films d'actions avec comme acteurs Jackie Chan tout en dessinant les scènes de combats.

Alors qu'il n'a que 19 ans, il entre dans les études sur la publicité. En 1977, il abandonne son l'école et se consacre au mangas. ‘'Jump'' un magazine de mangas lui donne sa chance et publie sa première bande dessinée : Wonder Island. Comme à son habitude, il y a des personnages hilarants et beaucoup d'humour, l'histoire se déroule dans un monde loufoque animé par des êtres absurdes (un peu comme sangoku ^^).

Les sorties de ses œuvres :

1978 : Première bande dessinée : Wonder Island, dans la revue Shonen Weekly Jump

1979 : Troisième oeuvre : Tomato Girl Detective

1980 : Premier gros succès comme mangaka : Docteur Slump and Aralès Chan

1980 : Il tente un nouveau défi en sortant "Pola et Roid".

1982 : Sortie de Escape

1982 : Sortie de Mad Matic

1982 : Sortie de Pink, sa première histoire d'amour
1983 : Création de Chobit 1 et de Chobit 2
1983 : Sortie de Dragon Boy, dont Toriyama s' inspirera pour créer Dragonball

1983 : Sortie de Maru Saku-Gekiyo

1983 : Creation de The adventure of Tongpoo

1984 : Dragon Ball publié dans Jump

1986 : Toriyama fait des dessins pour le célèbre jeu vidéo Dragon Quest sur Super Famicom

1986 : Création de Monsieur Ho

1987 : Création de Dragon Quest 2

1987 : Sortie de Lady red, la seule oeuvre érotique de Toriyama

1987 : Adaptation de Kennosuké Sama en dessin animé et de Pink

1988 : Sortie de Sonchoch
1988 : Création de Dragon Quest 3

1988 : Sortie de Maru Saku-Gekiyo 2

1988 : Sortie de Mamejiro

1988 : Emission télé "Apple Pop"

1989 : Sortie de Clar Skier Karamaru

1989 : Début de la série TV Dragonball Z

1989 : Il participe à la création de l'adaptation télé du jeu vidéo Dragon Quest

1990 : Sortie d'un recueil des séries de Toriyama en couleur : Toriyama the Word

1990 : Sortie de Dragon Quest 4

1991 : Sortie de Dragon Quest, la revanche de Dai

1992 : Sortie de Dragon Quest 5

1992 : Sortie de Trunk Story, où il raconte la vie de Trunks dans les futurs

1992 : Création de "Dub et Peter"

1993 : Création d'un Docteur Slump en couleur / création du jeu vidéo Go go Ackman

Dragon Ball :

Ses premières pages de Dragon Ball sont parus en 1984 dans ‘'Jump'' alors que le 1er tome n'a été publié qu'en septembre 1985. Ensuite ils ont annoncés la création de Dragon Ball Z (= Zéto qui veut dire 2 nd en japonais) qui allait être plus violent mais gardant toujours le même genre que l'histoire précédente. 291 épisodes de 25 minutes ont étés préparés rien que pour les fans en plus de téléfilms spéciaux.
Une pareille merveille a été diffusé en France sur ‘'TF1'' de 1991 à 1996, puis reprise sur ‘'AB cartoon'' en 1997 et enfin sur ‘'MCM'' qui passe en ce moment a 17h30 ^^ .
Mais malheur, en 1995, Toriyama se défait de sa plume et met fin aux aventures de ses héros. Toei Animation, son assistant, prendra le relais et en 1998 fit découvrir Dragon Ball GT (Great Touring = le grand voyage) avec ses décevants 64 épisodes de 25 minutes.
C'est ensuite que tous comprirent que Dragon Ball (Z) n'a vraiment eu un succès que grâce à Akira Toriyama et que personne ne peut reprendre son histoire correctement.

Et pour finir une interview (Le grand livre de Dragon Ball – Edition Glénat) :


Avez vous changé votre dessin entre les parutions de Docteur Slimp et de Dragon Ball, et si oui, pourquoi ?

En général, j'ai tendance à adapter mon dessin au scénario. Je ne supporte pas de faire deux fois de suite la même chose. J'aurais pu dessiner Dragon Ball à la manière de Docteur Slump, mais le dessin n'aurait pas collé à l'histoire. Un exemple pratique : les combats dans Dragon Ball. Plus ils faisaient rage plus il fallait que mon trait devienne simple et anguleux pour être efficace. Avec un trait plus arrondi, à la façon Docteur Slump, ça n'aurait pas aussi bien fonctionné. Et puis de toute façon, à la base, j'ai l'esprit tordu. Quand je reçois la lettre d'un lecteur qui m'explique que mon dessin est devenu trop anguleux et qu'il préférait mon ancien style, ça me pousse presque à en rajouter... (rires)...
A l'origine j'étais plus un illustrateur qu'un dessinateur de BD, c'est pourquoi il m'a été difficile d'apprendre à dessiner des personnages en mouvement. Je dois avouer que les premières scènes du championnat des arts martiaux ont été un véritable calvaire pour moi.


Vous trouvez encore le temps d'aller au cinéma ?

Plus depuis que j'ai des enfants. Par contre, j'essaie d'enregistrer la majorité des films qui passent à la télé, tous genres confondus. Je peux ainsi les visionner en travaillant. Dans ces conditions, il vaut mieux éviter les films sous-titrés... (rires). Je juge aux sons les scènes qui me paraissent dignes d'intérêt. Quand un film m'intéresse vraiment, je le regarde en entier, mais pour les autres je laisse la bande défiler.

Pour le scénario de Dragon Ball, vous êtes-vous inspiré de certains de vos films cultes ?

Non, pas spécialement. C'est plutôt le côté visuel des films qui m'intéresse. Par exemple pour une scène d'explosion, il n'y a pas qu'un simple boum, mais un flash lumineux juste avant... C'est le genre de détail qui sert à enrichir mon univers graphique.

Le style de narration employé dans Dragon Ball est tout de même très cinématographique...

Il est vrai que je suis un fanatique des films de Jacky Chan, et du rythme qui y est imposé. Pour les scènes de combats, il est difficile de trouver une meilleure référence. Pour le reste, je ne me documente que lorsque je dois dessiner des voitures ou des avions. Dans ce cas précis, l'étude des maquettes en volume m'est précieuse.

Tous les lecteurs sont impressionnés par votre faculté à déformer des modèles de voitures existants pour donner naissance à des véhicules hors du commun...

Lorsque j'essaie de reproduite précisément un véhicule existant, cela me prend énormément de temps. Il faut avoir le sens du détail. Par contre, si je décide de déformer et de modifier la réalité, tout devient plus simple. En clair, je choisis toujours la solution de facilité pour me débarrasser au plus vite de mon boulot ! ... (rires)... Plus sérieusement, comme mon manga est traité de façon humoristique et que les personnages principaux sont eux-mêmes caricaturaux, il doit en être de même pour ce qui les entoure.

Dans Dragon Ball, en plus des véhicules déformés, on remarque bon nombre de machines tout droit sorties de votre imagination...

C'est lorsque j'invente, que j'innove, que je prends le plus de plaisir (rire) ! Même mes créations les plus folles, j'essaie de les crédibiliser en ne laissant rien au hasard. Je les conçois comme si elles étaient destinées à fonctionner dans la réalité.

Revenons plus spécifiquement à votre dessin, et en particulier à vos mises en couleurs. Comment procédez-vous ?

J'utilise une gamme d'encres prêtes à l'emploi nommée "Ruma", c'est une dessinatrice de shojo manga qui me l'a conseillé il y a quelques années. Auparavant, j'utilises une encre que je devais étaler sur une assiette pour la diluer avec de l'eau avant de pouvoir l'utiliser. C'était long et fastidieux.

Quelle est votre couleur préférée ?

Le vert ! Le vert foncé italien, mais aussi le jaune et l'orange.

Le jaune et l'orange, ce sont les couleurs du kimono de Sangoku...

Exact, mais je ne les ai choisies que parce que ce sont celles que portent les moines chinois, pas par goût personnel. Ce sont des couleurs qui portent bonheur.

Comment créez-vous vos personnages ?

Pour commencer, je pense plus à une histoire, à un univers, qu'à un personnage. Il faut d'abord créer l'ambiance, ensuite les personnages s'imposent d'eux-mêmes.
Parfois, il m'arrive après coup de regretter la naissance et l'aspect de certains de mes héros. Cell par exemple, mais c'est plus par fainéantise qu'autre chose.
A chaque fois que je crois avoir terminé une histoire où il apparaît, je me rends compte que j'ai oublié de matérialiser les taches qui couvrent son corps. Je n'aime guère les personnages dont le design nécessite l'application de trames adhésives, surtout lorsque je dois les mettre en place moi-même... (rires) ...

La couleur des vêtements de vos personnages, vous l'étudiez longuement à l'avance ?

Bof... Je fais plutôt ça au feeling, et comme je ne regarde presque jamais mes anciens dessins, il arrive que les couleurs varient sensiblement d'une planche à l'autre ... (rires) ...

Dans cet ouvrage, vos dessins sont classés chronologiquement, ce qui permet de bien observer l'évolution de votre style au fil des années...

Je crois que cette évolution s'est faite d'une manière naturelle, sans que je m'en rende compte. Mais chaque fois que je revois un de mes livres déjà parus, je me dis que mon dessin comme mes couleurs sont médiocres.

Vraiment ?!

Si j'avais plus de temps, je n'hésiterais pas à tout refaire (rires)...

Vos couleurs aussi ont évolué...

En 1989, en tant que metteur en scène j'ai réalisé un dessin animé intitulé Kosuke et Rikimaru, et cela m'a servi à puiser dans les techniques d'animation pour les mises en couleurs et l'utilisation des ombres et de la lumière. Ce fut un véritable tournant dans ma carrière...

Quand vous réalisez une illustration, faites-vous le dessin au noir et la mise en couleurs d'une seule traite ?

Généralement oui. Quand je commence une illustration, je me concentre au maximum, je n'entends plus rien autour de moi. Je ne peux rien faire d'autre tant qu'elle n'est pas aboutie.

Pour terminer, quelles sont vos illustrations préférées de Dragon Ball ?

Celle où Sangoku et Sangohan chevauchent une espèce d'autruche Harley Davidson. (voir ci-dessous)

Une seule, c'est tout ?!

Sur le plan de la composition et des couleurs, je crois me souvenir que c'est effectivement la seule...
Mais vous savez, cela n'est pas étonnant, venant de quelqu'un comme moi. J'ai une nature passionnée et ce que j'aime par-dessus tout, c'est le changement, l'inattendu. Il faut sans cesse se remettre en question pour progresser. La pire des choses serait que je me lasse de mon travail. C'est pourquoi je me force à faire des erreurs afin de toujours garder une marge de progression... (rires)...

 

Interview du 21 avril 1995, Hôtel Uenoyama

 

Publié dans Dossiers

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Commenter cet article

ryan 01/03/2007 19:54

jkoné un jeu c dbz tribute il é bien

Amélie 27/02/2007 18:41

ta pa mi sangohan é plin dotr mé le STP eu sinon c ds kel tome kil aparé akyra ?

Otaku 15/01/2007 02:39

Vous saviez qu'Akira Toryama apparait dans le manga ?
Il s'est fait un petit personnage qui ne le représente pas trop physiquement mais c'est lui.

pierre 25/11/2006 20:07

il é pourav tn blog

Bardok 15/09/2006 19:34

Vive Akira Toriyama.
En ce qui concerne le film,yen a dejaun qui est sortit mais il n'est pas du tout fidele au film,c'est un vieux film mais je lai quand meme achetez,mais il est tout pourris